L’exposition : Droit(s) & Bio(s)

 

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de l’exposition
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La présente exposition intitulée « Droit(s) & Bio(s) » vous est proposée – (sans glyphosate) sous la direction du professeur Mathieu Touzeil-Divina – dans le cadre du Marathon du Droit ayant lieu, pour sa première édition, à Toulouse le 23 mars 2018 et ayant pour thème le(s) droit(s) du Bio au sens d’agriculture biologique. L’exposition a été préparée par un groupe d’étudiant.e.s de l’Université Toulouse 1 Capitole et de Sciences Po Toulouse (Mesdames Clothilde Combes, Juliette Daquin, Marie Eude, Emeline Munoz, Virginie Perruchet & Monsieur Benoît Bellera) ainsi que par Mme Lucie Sourzat & M. TouzeilDivina. Elle a été conçue comme un « parcours » juridique et « bio » qui fera cheminer le visiteur en six lieux ou ilots répartis dans la bibliothèque universitaire de l’Arsenal et qu’il pourra visiter à sa guise ou dans l’ordre ici proposé :

I. Le(s) Bio(s) en droit(s) ?
(1er ilot)

Avant d’en montrer davantage sur le(s) lien(s) entre le(s) droit(s) et le(s) Bio(s) et plus précisément l’agriculture biologique, il nous a semblé qu’en juristes il nous fallait répondre à un premier effort de qualifications juridiques et de définitions. C’est en ce sens qu’ont été rédigés les deux panneaux d’accueil (1) et (2).

  • Des sens du « Bio » en droit(s)
  • Des logotypes du Bio

II. L’endroit du Bio :
le Lot ! (2e ilot)

Pour parler de l’agriculture biologique (celle que l’on nomme « la » Bio »), il nous a semblé qu’il fallait poursuivre notre promenade au cœur des champs et de la matérialité biologique. C’est dans le Lot que nous avons alors planté nos premières bottes pour vous présenter quinze photographies ainsi qu’un article intitulé « Bio 46 » et publié ce mois de mars 2018 dans le magazine « Dire Lot ».

 

  • Exposition de 15 photographies couleurs de M. Pierre SOURZAT (c) (2002 à 2016).

 

III. De l’huile d’olive « bio »
pour la consommation (3e ilot)

Pour continuer notre promenade biologiquo-juridique, nous avons décidé de confronter le visiteur à la double utilisation de « l’or vert » de la Méditerranée : l’huile d’olive – bio naturellement ! Il s’agira d’abord dans ce troisième ilot de présenter l’utilisation essentiellement culinaire du produit vert. Par suite, on en verra une utilisation plus cosmétique à travers les savons.

L’olive, « or vert » de la Méditerranée

  • Du « bio » en « or vert »
  • Déclaration royale concernant les « droits » sur les huiles (21 mars 1716)
  • Arrêt du Conseil d’Etat du 29 avril 1721 : solidarité royale à la suite de pertes d’oliviers
  • Reproduction d’une planche de Gaston Bonnier
  • Photographies (MTD (c))
  • Eléments méditerranéens de philatélie oléicole (1953 à 2017)
  • « l’huile d’olive de Tunisie »

Huiles d’olive « bio » de Méditerranée

  • Exposition de d’huiles d’olive Bio (et non) de Méditerranée
    • « Ichtar» (le Dieu Ichtar) (Liban 2016)
    •  « Didino» (le grand-père) (Croatie 2016)
    • « Zlatne kapi » (les gouttes d’or) (Monténégro 2016)
    • « Strakka » (lieu Strakka) (Chypre 2016)
    • « Terre Francescane » (les terres franciscaines) (Italie 2017)
    • « Rincón de la Subbética » (Espagne 2017)
    • « Cortijo Suerte Alta » (Espagne 2017)
    • « H. » cultivée en biodynamie (France 2017)

IV. De l’huile d’olive
au savon de Marseille « bio » (4e ilot)

Outre des exemples de savons dits de Marseille et d’Alep fabriqués avec de l’huile d’olive et recherchant pour certains la revendication du « Bio », il a été décidé de « suivre » ici deux établissements marseillais emblématiques : celui (créé en 1899) des établissements Verminck qui fabriquèrent des savons mais furent surtout connus pour leur commerce ultramarin et celui (créé en 1853) des établissements Ferrier / Fourrier qui ont rendu célèbre la marque – encore contemporaine mais désormais allemande – : « Le Chat ».

Le savon de Marseille :
de la tradition ancestrale de l’huile d’olive « pure & bio » à sa dénaturation globalisée

  • De l’huile d’olive « bio » au savon
  • Procès-verbal du 04 thermidor an II : le savon républicain pour tous !
  • L’industrie des corps gras dans la région provençale
  • Planche à laver et battoir en bois de lavandière
  • Eléments relatifs aux savons de Marseille (publicités, cartes postales, etc.) 

 

La saga « Verminck » (de Marseille à Tokyo via l’Afrique occidentale)

Historiquement, la saga « Verminck » est celle d’un grand industriel européen, mondialisé, et pas seulement marseillais. C’est Charles Auguste Joseph Verminck qui fonda en effet en Côte d’Ivoire notamment de grands comptoirs coloniaux comme la Compagnie Française de l’Afrique Occidentale (encore en activité). A Marseille, l’industrie Verminck (fondée en 1889) qui se spécialisera d’abord dans le commerce ultramarin et dans la fabrication (plus locale) du savon de Marseille va alors non seulement se diversifier mais encore s’industrialiser de façon exponentielle. Désormais c’est le groupe japonais Toyota qui a pris le contrôle de cet ancien empire marseillais. Parmi les anciens produits phares de la maque, citons le savon « Hercule » qui obtint la vedette et la célébrité au siècle dernier, l’huile d’arachide « la délicieuse » et la « Cocolina », produit alimentaire fabriqué avec de l’huile de coco (décidément moins chère que l’olive méditerranéenne) pour remplacer le beurre !

  • Différents documents relatifs à la Société Verminck (1912-1924)

 

La saga du « Chat »
(de Marseille à Düsseldorf : de l’olive bio à l’industrie sans olive)

Originellement, le savon « Le Chat » est né en 1853 dans la « grande savonnerie » marseillaise de Calixte Ferrier. Par suite, l’usine a fusionné avec les établissements fondés en 1836 par Louis & Frédéric Fournier spécialisés en bougies. Même s’il utilisera très rapidement d’autres huiles que celle d’olive et même des huiles issues de graisses animales, « le Chat » fera toujours du marketing à partir de l’image populaire et positive du savon de Marseille (qu’ils ne fabriquaient pourtant pas au sens strict). De façon contemporaine, la marque « Le Chat » est désormais (depuis 1986) sous pavillon allemand (groupe Schwartzkopf & Henkel) après avoir lancé en 1981 la première lessive en poudre dite au savon de Marseille (« Le Chat » machine) dont la publicité rendue célèbre par un détournement comique insistait sur son absence de phosphates et sa compatibilité avec l’environnement respecté. Ce « chat » là est bien loin du « Bio » même s’il se proclame protecteur de l’environnement.

  • Différents éléments et documents relatifs au savon « Le Chat » (1931-2018)

 

De Marseille à Alep : de l’olive et du bio ?

  • Différents savons (et produits dérives) dits de Marseille et d’Alep (Bio et non – 2017-2018)

 

V. 24 savons de Marseille
aux 24 parfums de Méditerranée (5e ilot)

A l’instar des 24 heures du Marathon du Droit, voici 24 savons de Marseille aux senteurs différentes qu’il vous s’agira de reconnaître …. Savons estampillés « savon de Marseille – pur végétal » suivi du « parfum » ; 100 % végétal – contenant notamment de l’huile d’olive (dont olives bio). Artisanat de Provence (Aubagne) – Savonnerie Aubagnaise ; 24 parfums sélectionnés (à découvrir par les visiteurs) !

VI. Bio(s) & Droit(s) :
le quizz du vrai
du faux ? (6e ilot)

  • Bio(s) & Droit(s) : le vrai du faux ?
  • Au revoir les poulets !

Pour vous saluer en guise d’adieu, c’est bien la nature qui a décidé de s’adresser à vous (Bio ou non) ! Alors, résisterez-vous à son appel ?

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