Archives de catégorie Vitrine du Marathon

ParMarathon du Droit

Les photos du colloque : Droit(s) du Bio

Madame, Monsieur,
de grands mercis
chers amis & intervenants !
chers collègues & étudiants !

le colloque a été grâce à vous – même parfois représenté.e.s – un succès !

la pièce de théâtre a manifestement enchanté l’auditoire qui a ri et appris !

le jeu a rassemblé par-delà les querelles juridiques privatistes et publicistes

et le gala …. a manifestement séduit jusqu’au bout de la nuit !

& en voici des témoignages visuels :
le colloque Droit(s) du Bio :

les photographies de la matinée (ateliers 1 & 2) :


les photographies de l’après-midi (ateliers 3 & 4) :


Un grand merci aux photographes :
Hugo R. , Marie E., Mélina E., Rémi G.,
Camille M-M., Virginie P. & Mathieu T-D.
ainsi qu’au service com de la Faculté de Droit – UT1.

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Droit à l’image : vous pouvez demander à ce qu’une des photographies
où vous figurez soit retirée en contactant le webmestre.

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Les photos de la pièce de Théâtre : une vie d’Hauriou

Madame, Monsieur,
de grands mercis
chers amis & intervenants !
chers collègues & étudiants !

le colloque a été grâce à vous – même parfois représenté.e.s – un succès !

la pièce de théâtre a manifestement enchanté l’auditoire qui a ri et appris !

le jeu a rassemblé par-delà les querelles juridiques privatistes et publicistes

et le gala …. a manifestement séduit jusqu’au bout de la nuit !

& en voici des témoignages visuels :
la pièce de théâtre : une vie d’Hauriou :

les photographies de la scène liminaire à la scène 05 :


les photographies de la scène 06 aux saluts :


Un grand merci aux photographes :
Hugo R. , Marie E., Mélina E., Rémi G.,
Camille M-M., Virginie P. & Mathieu T-D.
ainsi qu’au service com de la Faculté de Droit – UT1.

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Les photos du jeu de l’Unité du Droit

Madame, Monsieur,
de grands mercis
chers amis & intervenants !
chers collègues & étudiants !

le colloque a été grâce à vous – même parfois représenté.e.s – un succès !

la pièce de théâtre a manifestement enchanté l’auditoire qui a ri et appris !

le jeu a rassemblé par-delà les querelles juridiques privatistes et publicistes

et le gala …. a manifestement séduit jusqu’au bout de la nuit !

& en voici des témoignages visuels :
le jeu de l’Unité du Droit :


Un grand merci aux photographes :
Hugo R. , Marie E., Mélina E., Rémi G.,
Camille M-M., Virginie P. & Mathieu T-D.
ainsi qu’au service com de la Faculté de Droit – UT1.

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Les photos du GALA du Marathon du Droit

Madame, Monsieur,
de grands mercis
chers amis & intervenants !
chers collègues & étudiants !

le colloque a été grâce à vous – même parfois représenté.e.s – un succès !

la pièce de théâtre a manifestement enchanté l’auditoire qui a ri et appris !

le jeu a rassemblé par-delà les querelles juridiques privatistes et publicistes

et le gala …. a manifestement séduit jusqu’au bout de la nuit !

& en voici des témoignages visuels :
le photocall du Gala 2018 :


& quelques images de la soirée :


Un grand merci aux photographes :
Hugo R. , Marie E., Mélina E., Rémi G.,
Camille M-M., Virginie P. & Mathieu T-D.
ainsi qu’au service com de la Faculté de Droit – UT1.

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Droit à l’image : vous pouvez demander à ce qu’une des photographies
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Protégé : Moments de pause(s) & d’organisation(s)

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ParMarathon du Droit

Merci(s)

Madame, Monsieur,
De grands mercis
chers amis & intervenants !
chers collègues & étudiants !

le colloque a été grâce à vous – même parfois représenté.e.s – un succès !

la pièce de théâtre a manifestement enchanté l’auditoire qui a ri et appris !

le jeu a rassemblé par-delà les querelles juridiques privatistes et publicistes

et le gala …. a manifestement séduit jusqu’au bout de la nuit !

Bref, merci(s).

M.

ps : des photos & vidéos suivront 🙂

ParMarathon du Droit

C’est dans quelques heures le Marathon du Droit …

& vous attendez quoi pour nous rejoindre ?  

 

ParMarathon du Droit

42.195 km juridiques ?

Hé oui ! la 1ère édition de notre Marathon du Droit n’est pas qu’une course d’endurance juridique avec quatre lieux de ravitaillement en droit(s) :

C’est aussi – physiquement – une course de 42.195 km dans le magnifique écrin toulousain :

  • dans l’amphithéâtre Jacques CUJAS de l’Université Toulouse 1 Capitole (pour le colloque et la pièce)
  • dans la salle municipale dite du Sénéchal (pour le jeu interuniversitaire)
  • au cinéma CGR de Blagnac (pour le gala du Marathon du Droit)
  • et enfin (à confirmer) au café où les chocolatines accueilleront samedi matin à 07h00 celles et ceux qui auront parcouru les 42.195 km juridiques de ce premier Marathon du Droit.

Pour vous rendre aux différents lieux du Marathon, tout est renseigné ci-dessous :

  • l’amphithéâtre Jacques CUJAS de l’Université Toulouse 1 Capitole se trouve :
    • au site des anciennes Facultés – accès par la rue des Puits creusés (Toulouse)
  • la salle municipale dite du Sénéchal est située :
    • au 17 de la rue de Rémusat (Toulouse) – à moins de 600 mètres de l’Université
  • le cinéma CGR de Blagnac est :
    • à Blagnac 🙂 au coeur de la
ParMarathon du Droit

Quatre interviews pour les quatre moments du Marathon

Grands mercis aux quatre participants du Marathon du Droit qui ont accepté de répondre à nos questions pour vous présenter ici les quatre temps de notre manifestation par quatre points de vues de quatre participants :

Mme le professeur
Hélène Hoepffner

Lorsque je me suis inscrite à l’Université après mon bac, je rêvais d’être juge d’instruction et d’étudier le droit pénal. J’ai finalement préféré le droit public et ai choisi de devenir professeur. Je ne sais pas s’il s’agit du « Plus beau métier du monde » mais il me plait toujours autant.

A propos de notre colloque « droit(s) du Bio »,
doit-on – selon vous – ou peut-on reconnaître un « droit à » l’agriculture biologique : un droit au bio ?

Je m’interroge sur la portée d’un éventuel « droit au bio » et sur les excès des déclarations d’intention du législateur/ constituant. Mais la journée du 23 mars me permettra peut être d’atténuer mes doutes.

A propos de notre pièce de théâtre (Une Vie d’Hauriou),
que vous évoque justement la figure de Maurice Hauriou ?

« Le contrat est la tentative la plus hardie qui puisse se concevoir pour établir la domination de la volonté humaine sur les faits, en les intégrant d’avance dans un acte de prévision » : cet extrait des Principes du droit public constitue la phrase d’accroche de ma thèse et continue à nourrir mes réflexions en droit des contrats publics.

Avez-vous déjà participé au Mans à une ou plusieurs éditions
précédentes des 24 heures du Droit et notamment à l’un de ses jeux ?
Qu’y avez vous fait ? Qu’avez-vous apprécié ?

J’ai participé à quatre éditions des 24 heures du Droit, en qualité d’organisatrice, de participante au colloque et de membre du jury du jeu. Je me réjouis que les 24 Heures du Droit/Mans deviennent le Marathon du Droit/Toulouse car j’aime l’idée et l’ambiance de cet évènement : un colloque, une fête (du droit) et un évènement mettant à l’honneur les étudiants pour qui nous exerçons notre métier.

Qu’attendez-vous du « Gala du Marathon »
organisé cette année dans un somptueux cinéma toulousain ?

De belles images, de beaux dialogues, une belle BO.

Mme Clara Weis,
étudiante en Licence III
& costumière théâtrale !

Je suis étudiante en troisième de licence de droit au Capitole et je compte me tourner vers un master en droit des propriétés intellectuelles. Je fais également de la couture en amateur et de l’événementiel depuis deux ans, ce qui m’a permis de participer à la préparation de la pièce de théâtre en tant que costumière.

A propos de notre colloque « droit(s) du Bio »,
doit-on – selon vous – ou peut-on reconnaître un « droit à » l’agriculture biologique : un droit au bio ?

La volonté de protéger l’environnement se montrant de plus en plus présente dans la politique et les mœurs ces dernières années, il me semble légitime que le l’agriculture biologique soit un des nouveaux sujets attirant l’attention du droit. L’agriculture reste une composante essentielle de notre société, est son évolution se doit d’être encadrée comme soutenue par le droit.

A propos de notre pièce de théâtre (Une Vie d’Hauriou),
que vous évoque justement la figure de Maurice Hauriou ?

Si Maurice Hauriou ne m’évoquait que vaguement mes cours de publique, il est devenu pour moi  au travers de la pièce une véritable figure de la puissance publique. Au-delà de sa grande contribution, il est toujours intéressant de connaître la vie et les raisons qui ont amenées un homme à devenir une référence et un symbole du droit administratif français. Aussi si vous souhaitez aussi (re)découvrir cette figure toulousaine n’hésitez pas à venir voir la pièce !

Avez-vous déjà participé au Mans à une ou plusieurs éditions
précédentes des 24 heures du Droit et notamment à l’un de ses jeux ?
Qu’y avez vous fait ? Qu’avez-vous apprécié ?

Le marathon du droit est la première édition à laquelle je participe.

Qu’attendez-vous du « Gala du Marathon »
organisé cette année dans un somptueux cinéma toulousain ?

Le Gala me semble être le meilleur temps pour clore le marathon mais également cette année universitaire. Les échanges et la bonne ambiance sont les maîtres mots de la soirée !

Mme Clémence Jambart,
coach & ancienne gagnante
du jeu de l’Unité du Droit

Bonjour, moi c’est Clémence ! J’ai 26 ans, je viens de terminer mon Master II de Droit Public à l’Université du Mans et prépare cette année un concours de la fonction publique. Vous me retrouverez au Marathon en tant que coach de l’équipe du Mans (la meilleure !).

A propos de notre colloque « droit(s) du Bio »,
doit-on – selon vous – ou peut-on reconnaître un « droit à » l’agriculture biologique : un droit au bio ?

Pour moi on vit aujourd’hui un paradoxe dans notre société : d’un côté on nous pousse à la consommation massive (et notamment de produits transformés et non bio) et de l’autre on nous démontre les bienfaits du « tout naturel ». Penchant pour le second point, j’aimerais qu’un droit au bio/ à l’agriculture biologique existe. Alors que l’on admet comme un acquis que l’agriculture biologique est meilleure pour la santé et l’environnement, il n’en demeure pas moins que, dans les supers marchés, les produits « bio » sont moins nombreux et plus couteux. Le droit au bio permettrait donc un démocratisation du bio.

A propos de notre pièce de théâtre (Une Vie d’Hauriou),
que vous évoque justement la figure de Maurice Hauriou ?

Moment de nostalgie … Je me retrouve sur les bancs de l’amphithéâtre ! Mon professeur de droit administratif (dont on taira le nom) nous en a longuement parlé. Ce nom m’évoque avant tout la ville de Toulouse et le critère de la puissance publique. Par ailleurs, il m’a été enseigné que le Doyen Hauriou était l’un des pères du droit administratif, mais qu’il existe aussi des grands-pères beaucoup moins connus et qui comptent au moins autant ! Ceci étant dit, pour qui est a proprement parlé de sa vie, j’avoue avoir peu de connaissances … Cette pièce tombe à pic !

Avez-vous déjà participé au Mans à une ou plusieurs éditions
précédentes des 24 heures du Droit et notamment à l’un de ses jeux ?
Qu’y avez vous fait ? Qu’avez-vous apprécié ?

J’ai participé à 4 des 5 éditions des 24 heures du Droit (oui je suis un peu dépendante). J’ai été joueuse (3 années) et fais partie de l’équipe organisatrice (1 année). Rien que le concept du jeu est extra… en effet, un jeu change des classique concours de plaidoirie, c’est une autre façon de mobiliser ses connaissances. Ce que j’aime particulièrement lors du jeu c’est cette ambiance surexcitée (surtout pendant la QPC pride). Enfin on rencontre d’autres étudiants, venus de contrées lointaines avec qui on partage le goût de vouloir représenter fièrement son université.

Qu’attendez-vous du « Gala du Marathon »
organisé cette année dans un somptueux cinéma toulousain ?

Avant tout une super ambiance et de la bonne musique 🙂

M. Jean-Philippe Orlandini,
doctorant le jour…

Je suis doctorant en droit public à l’université Toulouse 1 Capitole et je travaille sur les critères d’identification du domaine public. J’ai à ce titre, le plaisir d’enseigner le droit depuis plusieurs années sur Toulouse, mais aussi sur les campus d’Albi ou de Rodez et donc de partager et de transmettre avec des étudiants de divers horizons. À titre plus personnel, je suis également moniteur et initiateur de plongée. Enfin, j’ai une autre passion pour la musique et l’évènementiel qui me vaudra un rôle particulier dans l’organisation du Gala du marathon… !

A propos de notre colloque « droit(s) du Bio »,
doit-on – selon vous – ou peut-on reconnaître un « droit à » l’agriculture biologique : un droit au bio ?

Dans un contexte de construction d’un « droit à un environnement sain », s’interroger sur un éventuelle composante alimentaire est absolument essentiel. La prise de conscience relativement récente des ressources limitées offertes par la planète implique de réfléchir sur la manière de produire et de se nourrir. Le succès incontesté du « Bio » témoigne de cette volonté. Aussi, sans parler d’un « droit au bio », il me parait indispensable que le droit soit le support d’une politique respectueuse de la santé de tous.

A propos de notre pièce de théâtre (Une Vie d’Hauriou),
que vous évoque justement la figure de Maurice Hauriou ?

Au delà de la figure toulousaine, la figure de Maurice Hauriou m’évoque inévitablement la propriété publique ! Comment passer sous silence son apport pour la construction de la notion de domaine public. Malgré les nombreux contradicteurs, il parvient à faire émerger un nouveau modèle qui finira, avec le recul, par s’imposer. Je trouve le symbole fort. Il démontre avec un grand optimisme l’intérêt encore actuel des « faiseurs de systèmes » selon l’expression de Rivero face à un droit positif de plus en plus technicien.

Avez-vous déjà participé au Mans à une ou plusieurs éditions
précédentes des 24 heures du Droit et notamment à l’un de ses jeux ?
Qu’y avez vous fait ? Qu’avez-vous apprécié ?

J’ai eu la chance de connaître l’aventure des « 24h. du droit » lors des deux dernières éditions qui se sont déroulées au Mans. En tant que coach de l’équipe du centre universitaire d’Albi, ce fut une merveilleuse expérience tant au plan humain qu’universitaire. La démarche pluridisciplinaire et transversale qui préside l’esprit de cette manifestation a le mérite de s’interroger sur la manière d’apprendre et d’enseigner. Il permet aussi de relativiser les rapports entre enseignants et étudiants qui sont souvent artificiels en raison de l’institution et permettent de rééquilibrer les relations entre les différents juristes que nous sommes.

Qu’attendez-vous du « Gala du Marathon »
organisé cette année dans un somptueux cinéma toulousain ?

Mon expérience des « 24h. » m’a confirmé que le gala était une étape indispensable de cette manifestation ! La bonne ambiance qui préside l’ensemble de la journée (et de son organisation !) invite et implique de se retrouver dans ce dernier temps clairement consacré à la convivialité. De plus, le cadre offert par le Cinéma est absolument unique… Rien de tel n’a jamais été fait. Il serait donc dommage de ne pas y assister !

 

ParMarathon du Droit

L’un des extraordinaires parrains du colloque Droit(s) du Bio : le cuisinier étoilé Jean-Luc RABANEL

Le premier chef étoilé BIO de France,
le maestro Jean-Luc RABANEL nous a fait l’honneur de bien vouloir parrainer le colloque « Droit(s) du Bio » du Marathon du Droit 2018.

L’une des membres de notre comité organisateur, Mme Juliette DAQUIN, l’a rencontré et interviewé pour nous. Mille et un mercis aux deux.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à choisir le bio à un tel niveau d’excellence ?

En, 2000, j’ai rencontré William Vidal, certificateur des produits bio. Ma philosophie était la suivante : jardiner des légumes bio puis les cuisiner amène à une forme de réflexion. Lorsque j’étais chef en Lotte et Garonne, c’était la norme de cuisiner des produits naturels et locaux, ce qui n’était pas forcément le cas lorsque je suis venu à Arles. C’est pour cela que j’ai par la suite souhaité établir un cahier des charges pour mon restaurant, avec l’exploitation d’un jardin biologique. Avant d’ouvrir L’Atelier, j’ai donc fait le tour de tous les restaurants bio : tous ces restaurants qui cuisinent du tofu, et ce genre de choses. C’est triste. Leur cuisine, je l’ai trouvé triste.  Ma philosophie du goût était et est toujours différente : il faut avoir le sens des plats, tout en tournant et en approfondissant le thème du végétal. Mon idée était de travailler des produits issus de mon jardin, de poissonniers du coin, d’élevages du coin.  Il y a eu un certain impact à cela, tous ceux qui parlaient du bio avant se sont retrouvé confronté à redéfinir ce que c’était réellement.

Existe-t-il ou devrait-il exister un droit au bio ?

Le contre coup de tout cela a été l’apparition ou du moins le renforcement des certificateurs. Il a fallu, et j’y ai contribué, élaborer un cahier des charges et établir la qualité réelle d’un label. Le bio peut être n’importe quoi. C’est un travail titanesque, il faut valider le fait que telle ou telle production est bio ou non, et le justifier. Il y a un fort contre-pouvoir au bio aujourd’hui, qui est le fait que tout est devenu bio. Par exemple, on prend de la farine animal bio pour nourrir les saumons. Certes la farine est certifiée bio, et le saumon le sera par la suite, mais est-ce réellement naturel ? Ça ne l’est évidemment pas, et c’est le gros problème qui ressort aujourd’hui, tout peut être bio mais n’est pas forcément naturel. De plus, un produit bio n’est pas forcément de proximité. Si vous consommez des avocats bio mais qu’ils proviennent du Pérou, l’étiquette bio ne prend pas en compte les dépenses carbones et la pollution engendrée pour pouvoir consommer, en France, un avocat péruvien (sans parler du fait que la culture de l’avocat demande une forte consommation d’eau).

Pour moi, travailler bio est indissociable du travail naturel et de proximité. Ce sont trois notions qui se complètent et qui ne peuvent et pas, ou ne devraient pas, être dissociées comme cela est le cas aujourd’hui. Travailler la proximité, c’est aider son voisin, ça favorise la vie et le bien-être d’un voisin, puis celle de son voisin, etc… On assiste à a construction d’un noyau très solide et d’une chaîne puissante. Il ne faut pas se focaliser sur le bio et uniquement le bio car aujourd’hui, ça ne veut plus rien dire, mais il faut développer le bio ET le local.

Le bio devient une philosophie à partir du moment où l’on respecte l’environnement.

Pouvez-vous nous parler de votre travail avec les producteurs bio et de la sortie de votre vin bio de Provence ?

Comme dit précédemment, travailler avec des producteurs locaux permet de se forger un réseau, qui n’est pas uniquement commercial mais aussi amical et fiable. Chacun des producteurs avec qui je travaille a un relation spéciale avec sa production et peut vous en parler de manière tout à fait particulière. Le producteur me fournissant mes herbes de Provence ne vit presque que pour ses dernières, il sait quand les ramasser, le matin, quand elles ont encore un peu de gouttes de rosé, par exemple.

Concernant le vin bio, j’ai même pu sortir récemment un vin vegan, notamment grâce à l’aide de Gaïa de Fortant. Pour produire mes vins, qu’ils soient bio ou vegan, il a fallu déguster 60 jus issus de raisins biologiques, c’est-à-dire sans aucun entrant chimique, sans collage de blancs d’œufs … Chaque jus à sa spécificité : il possède sa minéralité, son calcaire, son odeur. J’ai essayé de faire en sorte que le vin en bouche ressemble au nez. C’est comme ça que j’ai réussi à sortir mon vin bio. Encore une fois, cela prend du temps et l’on sélectionne au mieux des produits locaux n’ayant subits aucun traitement chimique ou autre.