Archives de catégorie Vitrine du Marathon

ParMarathon du Droit

Retours sur le Marathon 2019 !

Les voici !

Les photos & témoignages, les retours en images et en textes sur notre dernière édition – Boulonnaise & 2019 – du Marathon du Droit !

De grands mercis & bravos à tous les coorganisateurs, à tous participants, à tous les collègues, à tous les membres des jurys, à tous les spectateurs, à toutes les équipes du jeu de l’Unité du Droit et évidemment aux deux associations porteuses de l’événement : le Club Jules Verne & le Collectif l’Unité du Droit.


Vous trouverez en ligne et ci-dessous des liens vers plusieurs articles présentant les différents moments de cette édition :


cliquez ICI pour découvrir le colloque
« lectures juridiques de deux webséries
« 
& ses deux ateliers (la Casa de Papel
& la Servante écarlate) de notre édition 2019

cliquez LA pour avoir un retour
sur nos « lectures féministes du Droit »

par des membres du Club Jules Verne
& du Collectif L’Unité du Droit

cliquez ICI pour avoir un retour
sur la 7e édition du jeu

« Qui veut gagner des Foucart ? »

Ou ICI pour quelques aperçus du GALA !

ou LA pour voir derrière le rideau du MDD2 !
ParMarathon du Droit

Gala 2019

Et évidemment, voici aussi un retour sur l’édition boulonnaise du 7e Gala du Droit et du 2nd Gala du Marathon du Droit !

Il s’est tenu au Casino de Boulogne-sur-Mer et doit beaucoup à l’investissement des membres du Club Jules Verne que nous remercions toutes et tous …


ParMarathon du Droit

Qui veut gagner des Foucart ? Edition 2019

Un grand bravo aux joueuses et aux joueurs de cette 7e édition du jeu de l’Unité du Droit : Qui veut gagner des Foucart ?

Cette année, 13 équipes universitaires étaient en lice :

Equipe MISTRAL d’AIX-MARSEILLE
défendant Grégory House (à décharge)

Equipe SAVARY d’ALBI
– défendant Dexter (à charge)

Equipe DAUNOU de BOULOGNE
– défendant Geoffrey Barathéon (à décharge)

Equipe FAULCONNIER de DUNKERQUE
– défendant Dexter (à décharge)

Equipe BRIAND de NANTES
– défendant Geoffrey Barathéon (à charge)

Equipe JOST de LA ROCHE / YON
– défendant Berlin (à décharge)

Equipe CAMBACERES de MONTPELLIER
– défendant El Professor (à charge)

Equipe TRONCHET de PARIS II
défendant Tante Lydia (à décharge)

Equipe MODERNE de PAU
– défendant Cersei Lannister (à charge)

Equipe de SOLAGES de TOULOUSE (ICT)
défendant El Professor (à décharge)

Equipe HAURIOU de TOULOUSE (UT1)
défendant Cersei Lannister (à décharge)

Equipe MESTRE de TOULOUSE (UT1)
défendant Tante Lydia (à charge)

Equipe DUSERS de VANNES
– défendant Grégory House (à charge)

Le jeu s’est déroulé en deux étapes :

  • le matin, les équipes ont défendu ou attaqué des personnages de séries et c’est l’équipe paloise (ce qui devient une habitude) qui a gagné !
  • Par ailleurs, le jury a décidé de récompenser deux lauréats individuels en provenance des équipes de Boulogne & de Toulouse ..

Bravo à elles & à eux !



En après midi, les joueuses et joueurs se sont affrontés et au terme des multiples épreuves juridiques, les équipes de Nantes, de l’ICT de Toulouse et de Pau se sont qualifiées.

En dernière ligne, c’est M. Guillaume LAGOURGUE qui a remporté cette septième édition !

Un grand bravo à lui !



& de grands mercis à nos membres du jury ainsi qu’à nos fidèles sponsors et particulièrement :

aux Editions LexisNexis
aux Editions Lextenso
au Collectif l’Unité du Droit
ainsi qu’à Intermarché !
& à nos célèbres chamoisines dite « de Moho » & « de Floflo »

ParMarathon du Droit

Derrière le rideau du Marathon

Le Marathon du Droit ne serait rien sans ses organisateurs et ses chevilles ouvrières, sans ses petites et ses grandes mains !

Un comité d’organisation – en 2019 à Boulogne et à Toulouse – avec de nombreux membres du Club Jules Verne et du Collectif L’Unité du Droit a ainsi œuvré pendant plusieurs mois pour que tout se passe au mieux !

Par ailleurs, nous vous présentons aussi par ces quelques photos des témoignages des moments de pauses et de repas de cette édition Boulonnaise 2019 !


ParMarathon du Droit

Lectures féministes

Voici en images quelques retours sur les lectures féministes du Droit proposées en 2019 lors de l’édition boulonnaise du Marathon du Droit …

Les Féministes Anonymes de Toulouse selon le Collectif l’Unité du Droit


La Servante écarlate selon le Club Jules Verne


ParMarathon du Droit

Le colloque de 2019 !

Plutôt qu’un long discours, vous trouverez en ligne ci-dessous les photos des deux ateliers du colloque de la 2nde édition (15 mars 2019) de Boulogne-sur-Mer du Marathon du Droit.

Pour mémoire, le programme de nos ateliers était le suivant :

La Servante écarlate

présidence de M. Frédéric Davansant

Allocutions d’ouverture du colloque

M. le Doyen Franck Waserman (Ulco, Larj)

Allocution libre d’ouverture

Pr. Louis de Carbonnières (Université de Lille 2)

(Mcf – Ulco, Larj, Clud, Cjv)

Une lecture travailliste de la Servante écarlate

Dr. Catherine Minet (Mcf, Ulco, Directrice du Larj)

Une lecture féministe de la Servante écarlate

Dr. Mélanie Jaoul (Mcf, Montpellier III, Clud)

Une lecture institutionnelle de la Servante écarlate

Dr. Dimitri Löhrer (Mcf, Pau, Ie2ia, Clud)

& Dr. Agnès Louis (Mcf, Ulco, Larj)

Une lecture juridique au prisme des libertés publiques

Dr. Olivier Carton (Mcf, Ulco, Larj)


La Casa de Papel

présidence de Mme le pr. Catherine Roche (Ulco, Tves, Clud)

Une lecture juridique au prisme du droit à la désobéissance

sous la direction d’El Professor TouzeilDivina (Ut1, Imh, Clud) avec : Dr. Stéphanie Douteaud (Mcf, Ulco, Larj) aka Boulogne-Murillo, Dr. Camille MorotMonomy (Ut1, Imh, Clud) aka Bayonne-Tokyo, Mme Marine Fassi de Magalhaes (Ut1, Imh, Clud) aka Lisbonne-Nairobi, M. Julien Marguin (Ut1, Imh, Clud) aka Libreville-Rio, M. Hugo Ricci (Ut1, Imh, Clud) aka Tecou-Moscou, M. Yohan Mata (Ut1, Clud) aka BudapestDenver, M. Florent Tagnères (Ut1, Clud) aka KyotoBerlin, Mme Julie Vincent (Ut1) aka TorontoOslo, Mme Julie Goineau (Ut1) aka SaigonStockohlm & Mme Julia Even (Clud) aka MurciaHelsinki.16h15 Pause café du Professor

Une lecture féministe de la Casa de papel

Stéphanie WillmanBordat (Mobilising for Rights Associates)

Une lecture pénaliste de la Casa de papel

Dr. Marie-Evelyne Monteiro (Mcf, Ulco, Larj)

Allocution libre de clôture

Dr. Jean-Benoist Belda (Clud)


& un grand merci à nos photographes !

ParMarathon du Droit

Les vidéos du colloque du 1er Marathon du Droit

Elles sont ici !

En ligne pour vous donner un aperçu du 1er colloque du Marathon du Droit – à Toulouse le 23 mars 2018 – après 5 éditions mancelles de « 24 heures du Droit ».

Les actes issus de ce colloque
ont été publiés et sont présentés ICI.

Des photos ont même été prises de ces moments
et vous pouvez les admirer LA.

Quant aux vidéos, les voici :

  1. Allocution d’ouverture du prof. Poumarède (IEJUC)
  2. Allocution d’ouverture du prof. Mouton (IMH)
  3. Allocution d’ouverture du prof. Touzeil-Divina (CLUD, IMH)

4. De la Sémantique du Bio (étudiants du MADIC sous dir. Julia Schmitz & Mathieu Touzeil-Divina) avec la réaction des profs. V. Ndior & X. Bioy

5. Agriculture Bio & Droit de l’environnement par la prof. Carole Hermon
6. Agriculture Bio & condition animale par Drs. JB Belda & A Bonnet
7. Agriculture Bio & Droit constitutionnel par Dr. D. Löhrer

8. Bio & Droit du travail par le prof. L. Bento de Carvalho
9. Bio & droits des marchés publics par le prof. H. Hoepffner
10. Bio & droits de la consommation (…) par T. Borghese & J. Laussat
11. Economie du Bio & distribution par Mmes Desquilbert & Eude

12. Bio & Vin par Dr. T. Georgopoulos
13. Bio & vin en Occitanie par J. Tranier

14. Huile Bio & savon de Marseille par Dr. A. Lami & Prof. M. Touzeil-Divina ainsi qu’avec J. Gonnet & C. Combes

15. Allocution de clôture du prof. E. Naim-Gesbert



ParMarathon du Droit

Droit(s) & Série(s) Tv

Pour annoncer la 2nde édition du Marathon du Droit – 15 mars 2019 à Boulogne-sur-mer – la Semaine Juridique – édition générale (JCP G) nous a fait l’honneur de publier les libres propos dont voici un extrait et que vous pouvez retrouvez dans la revue en entier !

« Droit et séries télévisées », « Droit et cinéma », « Droit et littérature », « Droit et opéra », « Droit et théâtre » et pourquoi pas « Droit et fromages » puis « Droit et desserts » ? On les entend parfois les critiques relatives à ces nombreux colloques, ouvrages ou rendez-vous scientifiques qui associent le ou les droit(s) à un autre domaine ou objet (qui peut paraître si éloigné pour ne pas dire courbe) tout en en recherchant les liens et les interactions. Sérieusement ? On pourrait traiter de toute question en droit(s) ?

1. Déraisonnables associations du droit et des fictions

Le juriste n’est pas connu pour être (officiellement et en public au moins) un boute-en-train. Il tient à son image et à sa représentation sociale. Il n’est effectivement (hélas et toujours) pas rare qu’un universitaire signale à l’un de ses collègues que tel article, tel sujet d’étude voire tel comportement frise avec le déraisonnable incompatible a priori avec son statut et sa condition. Il y aurait conséquemment de bons sujets d’études juridiques et d’autres déraisonnables sinon futiles, inintéressants et/ou conséquemment « hors champ » comme il y aurait de bons et de mauvais sujets de thèses de doctorat. Une doctrine d’autorité sinon autoritaire ferait ainsi la pluie et le beau temps sur les « bons sujets » et ce qu’il serait heureux de travailler en juriste.

(…)

2. Raisonnables liens tissés par des juristes curieux et au cœur de la Cité

3. Des fictions, vecteurs de discours sur le(s) droit(s)

4. Mariage de raison entre fictions ?

5. Et si le Droit n’était lui-même que fiction(s) ?

(…)

Alors, le lecteur pourra désormais décomplexer devant ses amis ou ses parents (1 ou 2) : « Maman, je révise mon Droit en regardant Games of Thrones » est tout à fait audible selon nous !

ParMarathon du Droit

Communiqué de presse

Le présent document est téléchargeable
en cliquant ICI (format PDF).

Après cinq éditions des « 24 heures du Droit » (au Mans forcément !), ainsi qu’une première édition toulousaine du Marathon du Droit, le Collectif L’Unité du Droit, association de juristes fêtant ses quinze ans d’existence, vous invite cette année avec le soutien précieux du Club Jules Verne ainsi que des Universités Littoral Côte d’Opale (Larj) et de Toulouse 1 Capitole (Institut Maurice Hauriou), à Boulogne-sur-Mer et ce, avec le parrainage exceptionnel de M. le professeur Denys de Béchillon à son nouveau « Marathon du Droit ».

Boulogne-sur-Mer, 15 mars 2019
de 08h30… au lendemain matin !
 dans les salons d’Honneur
de l’Hôtel de Ville
(entrée libre).

Dans la lignée des « 24 heures » précédentes, l’événement va effectivement se dérouler sur une journée et solliciter ainsi l’endurance de ses participants à l’instar… d’un vrai Marathon itinérant mais avec du Droit :

I – Le colloque : « Lectures juridiques de web-séries »

Quelques jours après la date symbolique du 8 mars (avec la journée internationale des droits des femmes), le féminisme s’imposera au cœur du colloque du Marathon du Droit qui aura pour objet la matérialisation de lectures juridiques et notamment féministes des web-séries The handmaid’s Tale et La casa de papel. C’est ainsi bien d’Egalité des droits et des libertés, de pouvoir(s), de désobéissance, d’institutions, de droit du travail et de droit pénal qu’il sera alors question (direction Prof. M. Touzeil-Divina & Drs. S. Douteaud et F. Davansant).

Le programme du colloque est en ligne ici : http://marathondudroit.org/i-le-colloque/.

II – La pièce de théâtre : « Lectures féministes du Droit »

L’ère du matriarcat sera-t-elle annoncée à Boulogne-sur-Mer ? Pour le savoir, vous pourrez écouter les membres (étudiants, personnels et universitaires) des deux associations (Club Jules Verne & Collectif L’Unité du Droit) qui ont préparé deux représentations du ou plutôt des féminismes et ce, à travers une pièce inspirée de The handmaid’s Tale ainsi que par le biais d’une sélection de regards e de discours interrogeant ou mettant en avant les combats en faveur de l’Egalité.

La présentation du moment artistique se trouve là : http://marathondudroit.org/ii-les-arts/.

III – Le jeu interuniversitaire : « Qui veut gagner des Foucart ? »

Cette année, le jeu interuniversitaire de l’Unité du Droit va réunir quatorze équipes d’étudiants (licence et master) issues de divers sites académiques (Aix-Marseille, Albi, Boulogne, Dunkerque, Lille, Montpellier, Nantes, Pau, Paris, Toulouse & Vannes). Dans ce cadre, et sous l’œil vigilant d’enseignants, les étudiants se livreront des combats juridiques avec à la clef de nombreux lots à gagner !

Pour en savoir plus : http://marathondudroit.org/iii-le-jeu/.

IV – Le Gala du Marathon du Droit (Casino de Boulogne-sur-Mer)

Enfin, notre « Marathon » va se terminer avec un traditionnel gala dès 23h et ce, jusqu’à l’aube dans l’une des salles de réception du Casino de Boulogne-sur-Mer. Cf. : http://marathondudroit.org/iv-le-gala/ (10 €).


Contact presse :
contact@marathondudroit.org
0634312596 (M. Florent Tagnères)

ParMarathon du Droit

Enfin, les actes du colloque Droit(s) du Bio !

Beaux & Bios
sont les actes du colloque
quasi éponyme
Droit(s) du Bio
parus ces derniers jours
aux Editions l’Epitoge !

Vous pouvez acquérir l’opus
dans toutes les bonnes librairies
& découvrir ci-dessous :
sa table des matières,
sa présentation
& ses détails techniques !

 

 

Avant-propos
à l’étude du / des droit(s) du Bio

Mathieu Touzeil-Divina & Hélène Hoepffner
avec la complicité de :
Stéphanie Douteaud, Carole Hermon,
Dimitri Löhrer & Julia Schmitz
Enseignants-chercheurs aux Universités de Toulouse,
Boulogne et Pau,
coorganisateurs & coordinateurs
du colloque « Droit(s) du Bio »

Marathon du Droit. Le présent ouvrage est le fruit d’un colloque qui s’est déroulé à l’Université de Toulouse 1 Capitole le 23 mars 2018 dans le cadre de la première édition du « Marathon du droit ». Cette première édition succède, en réalité, à cinq premières éditions mancelles de celles qui furent autrefois les « 24 heures du droit » organisées et intiées par le Collectif L’Unité du Droit. L’objet de la manifestation est à ce titre toujours le même : une fête du droit destinée à la communauté des juristes. Ses modalités, en revanche, évoluent : tandis que les « 24 heures » se déroulaient exclusivement au Mans, le « Marathon du droit » a vocation à changer de lieu d’accueil à chaque édition. C’est donc dans la capitale régionale de l’Occitanie que la première édition du « Marathon du droit » a élu domicile. Plus tard, on annonce déjà des déplacements à Dunkerque (15 mars 2019), Pau (2020) et Reims (2021).

Bio en Occitanie. A cet égard, la thématique des actes du présent colloque s’est pour ainsi dire imposée d’elle-même aux organisateurs de la manifestation scientifique (Stéphanie Douteaud, Pr. Carole Hermon, Pr. Hélène Hoepffner, Dimitri Löhrer, Julia Schmitz et Pr. Mathieu Touzeil-Divina). Dès lors que l’Occitanie est la première région de France à pratiquer la culture Bio, il est effectivement apparu pertinent de s’interroger sur le(s) droit(s) du Bio. A plus forte raison, et au-delà de cette seule région, le « Bio » se révèle en plein essor sur l’ensemble du territoire français et ce, en termes non seulement de production mais également de consommation. On en veut pour preuve les chiffres publiés par l’Agence bio[1]. En 2016, ainsi, les surfaces engagées en agriculture biologique ont été estimées à 1,54 million d’hectares, soit 5,7% de la surface agricole utile française représentant une augmentation de l’ordre de 16% en un an. Cette même année, les consommateurs ont dépensé 7 milliards d’euros pour acheter des aliments labellisés sans produits phytosanitaires ni Ogm, soit une augmentation de 20% par rapport à la consommation de l’année précédente.

La fin du « BoboBio » ? Bref, le « Bio » dépasse aujourd’hui ce qui apparaissait autrefois comme un marché « de niche » ou de « Bourgeois Bohème ». Les revendications en faveur de ce mode de production ne cessent de se multiplier et une telle demande sociale justifie que l’on s’interroge sur les rapports qu’entretiennent le(s) droit(s) et la culture Bio.

Quatre parties. Dans cette perspective, les présents actes de colloque, qui réunissent des universitaires, des praticiens du monde et de l’économie du Bio mais aussi des étudiants, invitent, en tout premier lieu, à réfléchir à l’emploi du préfixe ou du substantif « Bio » en droit (biopouvoir, biocarburant, agriculture biologique, etc.) afin d’en interroger les multiples sens. Indispensable, ce travail préalable de définition (Partie I) offre la possibilité d’analyser, dans un temps suivant, l’environnement juridique de l’agriculture « Bio » (Partie II) puis les manifestations juridiques concrètes du « Bio » à travers la multitude des branches académiques (Partie III). Une réflexion est ainsi engagée sur un ou des droit(s) « au » Bio puis « du » Bio et ce, en s’intéressant plus particulièrement à l’agriculture biologique que l’on a cherché (en Partie IV) à examiner à partir de deux cas concrets : le vin et l’huile d’olive. Ces contributions éditées sont, en définitive, l’occasion de dresser un premier état des lieux de la place que réservent le(s) droit(s) et, par voie de conséquence, la puissance publique comme les collectivités publiques à la culture et à l’agriculture biologiques. Enfin, l’ouvrage se clôture, comme lors du colloque, par une exceptionnelle réflexion / ouverture engagée par le professeur Eric Naim-Gesbert qui embarque le lecteur dans un merveilleux voyage aux confins du droit de l’environnement.

Entre temps. Entre le jour du colloque (23 mars 2018) et la parution des présents actes, une norme européenne (dont plusieurs des contributions ont tenu compte en l’intégrant) est venue confirmer l’actualité de nos propos et de nos interrogations. En effet, le 30 mai 2018, l’Union européenne a adopté, après quatre ans de vives négociations, son nouveau règlement « Bio » (règlement (Ue) 2018/848 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques). Il a alors abrogé le règlement (Ce) n°834/2007 du Conseil. Publié au Joue le 14 juin 2018, il entrera en vigueur au premier janvier 2021. Ces nouvelles règles, applicables à toute la chaîne du bio (du producteur au distributeur en passant par les transformateurs) ont pour objectif d’encourager le développement de l’agriculture biologique, en harmonisant les pratiques des différents Etats membres et donnent de nouvelles garanties de traçabilité et de qualité aux consommateurs (notamment pour les produits importés), en encadrant l’étiquetage des produits bio dans toute l’Union européenne.

Mise à jour européenne. Le nouveau règlement prévoit notamment :

– un élargissement de la gamme des produits susceptibles d’être certifiés bio (ex. la cire d’abeille ou le sel) ;
– un système de contrôle des exploitations bio par des organismes certificateurs modernisé : le principe du contrôle annuel est maintenu mais tempéré (le contrôle est espacé de 24 mois si trois visites successives n’ont révélé aucune faille) et la sanction, la perte du label bio pour l’exploitation en cas de produits pollués par des pesticides n’est plus automatique (elle est prononcée par l’organisme certificateur ; l’automaticité sera instaurée en 2025, en même temps que la définition de seuils de contamination par des experts agronomes) ;
– un encadrement renforcé des importations (obligation de respecter la réglementation européenne ou de provenir d’un pays tiers ayant signé un accord commercial garantissant l’équivalence avec l’Union) ;
– de nouvelles règles d’étiquetage : les produits bio qui étaient reconnaissables par le logo « Eurofeuille » garantissant aux consommateurs le respect du cahier des charges tout au long de la chaîne d’approvisionnement voient ce logo étendu non seulement aux produits préemballés dans l’Ue mais aussi dorénavant aux produits importés ;
– un meilleur accès aux semences hétérogènes ou rustiques pour les producteurs bio. Les agriculteurs bio sont désormais autorisés à s’échanger les semences issues de leurs terres alors qu’auparavant, seules les variétés possédant un certificat d’obtention végétale (Cov) pouvaient être commercialisées. Ils sont néanmoins tenus au devoir de garantir des semences irréprochables d’un point de vue sanitaire ;
– un renforcement du lien à la terre, garanti par l’absence de reconnaissance de l’hydroponie (reconnue aux Usa) et de la production en bac (sauf en Finlande, Suède, Danemark, pour des raisons historiques et climatiques et pendant 10 ans pour les serres existantes) ;
– la création d’une certification de groupe pour les petits producteurs, afin de mutualiser les frais administratifs liés à leur conversion. Cette mesure devrait accélérer le développement de l’agriculture bio.

Bioplaisir. Il ne reste plus au lecteur qu’à prendre plaisir à découvrir les présentes contributions, entre une pomme (évidemment bio) et un verre (par exemple de vin potentiellement bio) ainsi que les organisateurs de la manifestation en ont également pris (du plaisir et pas forcément du vin bio). Un grand « merci » sera également matérialisé ici à toutes celles et à tous ceux qui ont permis la présente publication et l’oganisation de la journée du « Marathon du Droit » aux côtés du Collectif L’Unité du Droit : l’Université Toulouse 1 Capitole et son Institut fédératif de recherche en droit (Ifr), l’Institut Maurice Hauriou (et ses directeurs les professeurs G. Kalfleche & S. Mouton), l’Institut des Etudes Juridiques de l’Urbanisme, de la Construction et de l’Environnement (Iejuc) (et son directeur le professeur M. Poumarede) ainsi que les trois associations étudiantes du Madic, d’Europa Toulouse et de la Corpo Arsenal.

Un très grand merci à chacune et à chacun et une immense gratitude à celle qui a aidé à animer à nos côtés ce beau Marathon : depuis le colloque jusqu’à sa pièce de théâtre[2] consacrée au doyen Hauriou : Madame Karène Juste.

[1] Agence bio, La bio change d’échelle en préservant ses fondamentaux, 2017, [en ligne].

Disponible sur [http://www.agencebio.org].

[2] http://marathondudroit.org/UVH.mp4.

Cet ouvrage forme le vingt-troisième
volume issu de la collection « L’Unité du Droit ».

En voici les détails techniques ainsi qu’une présentation :

Volume XXIII :
Droit(s) du Bio

direction : M. Touzeil-Divina
H. Hoepffner, C. Hermon
S.Douteaud, D. Löhrer, J. Schmitz
(collectif)

– Nombre de pages : 176

– Sortie : octobre 2018

– Prix : 25 €

  • ISBN  / EAN : 979-10-92684-32-2
    / 9791092684322
  • ISSN : 2259-8812